Motocultor Festival Open Air 2012

Behemoth @ Motocultor 2012

L’édition 2012 du Motocultor s’annonce sous les plus beaux auspices qu’il soit : forte chaleur à l’horizon (limite trop chaud même).

Des petits soucis viendront perturber l’ouverture officiel du festival dû des problématiques de poste de secours ce qui coûtera l’annulation des deux premiers groupes (Ataraxie & Miseducation Of Masses) qui viendront se rajouter à l’annulation d’Electric Wizard (problème auditif du chanteur). Le Motocultor aura cette année 11 000 festivaliers prêt à en découdre sur 3 grosses journées.

Cattle Decapitation

Lourde tache pour Cattle Decapitation d’ouvrir le bal du Motocultor juste après les soucis d’heure d’ouverture. Malgré un set très court le groupe va se donner à 300 % pour lancer un set tonique mettant immédiatement le ton du festival. Hélas en 5 morceaux l’avis sur la prestation live de Cattle Decapitation est quelque peu erroné, à voir dans un set plus long.

Absurdity

Le groupe fut appelé in extremis pour venir jouer à Theix et le coup de poker fut le bon en demandant à Absurdity de marquer au fer rouge leur passage en terre de bretonie du sud, le set fut massif, chaque note est un coup de pied dans l’arrière-train qui réveil sans douleur.

Devil Sold His Soul

Un petit coup de post avec Devil Sold His Soul qui malgré sa présence sur scène aura bien grand mal à faire bouger le public. Les morceaux se suivent et se ressemblent quasiment tous, linéarité des morceaux somme nul doute, compléter d’une voix trop dans les clairs qui fera d’une vite lassitude en live.

Incantation

Le brutal death  est maintenant sur scène avec Incantation, le nom du groupe est digne de la température qui prône actuellement au Motocultor (les Bretons ont fait des incantations pour avoir chaud et on souffre sous les rayons de soleil.) Outre les nombreux headbangs du groupe, celui sera fort statique scéniquement, avec par instant un côté brouillon dans le son et des guitares en manque de puissance. On ressort la bouche un peu pâteuse d’Incantation, s’attendant à plus « bourrin ».

Stille Volk

Place à du pagan avec les Arriègois (en prenant soin de bien rouler les rrrrr) de Stille Volk. Un set ou l’ambiance sera à la fête, le groupe dispose de son armadas d’instruments traditionnels avec aucun son saturé (c’est évident) et une batterie servant juste à donner le tempo. Côte public et peut-être parce que nous sommes en Bretonie, cela danse, festoyer à grand pas, le houblon colle à flots, les pas de gigue se font légion. Manquerait plus que deux ou trois menhirs et des sangliers et le set serait parfait. Stille Volk a donné un bon set ultra festif qui aura conquit le public nombreux en devant de scène.

Inquisition

Du black metal, des visages peints en noir et blanc, on dirait les enfants cachés d’Immortal. Côté groupe épurer au possible avec juste une batterie et une guitare/chant. La voix écorché de Dagon, on accroche ou pas. Il paraît qu’il y a de la bière au VIP avec des cacahuètes, la musique y est meilleure. Inquisition un groupe qui faut aimer pour comprendre et être un amateur de ce style de son.  Apres l’heure à laquelle le groupe à jouer n’est pas des plus top pour du black metal que de jouer en plein soleil en pleine journée…

Seth

Retour sur scène de Seth, pour envoyer un son black metal qui n’a pas perdu de sa forme, le groupe revient plus que gonfler (break fait en 2005 pour revenir en forme courant 2011). La reformation a eut du bon, le combo est plus que remonté à bloc, envoyant des rafales de riffs les plus techniques et bourrins qu’ils soient. Chaque morceau est digne de la vieille pub de Sharp, pointu, précis, la présence d’Arnaud (Ad Patres) avec sa basse est bien présent sur scène en faisant oublier celui qu’il remplace. Pas de temps mort durant tout le set, le french black metal is not dead la preuve en est avec Seth.

Eths

La charismatique Candice arrive sur scène, tout le monde dans le public attend Eths avec impatience. Le son est lourd, fracassant les quelques nuques encore en place dans le public, les multiples capacités des cordes vocales de Candice se font encore entendre ce soir malgré quelques déboires en fin de set (voix fatigué / problème de son).  Un bon concert mais à revoir plus en condition de salle pour mieux entendre le chant.

Corrosion Of Confirmity

Amateur de son qui tache, le stoner rock de Corrosion Of Confirmity est fait pour vous, tel pourrait être le slogan du groupe. Le groupe est désormais à 3 sur scène (leur compère Keenan se focalisant essentiellement avec Down désormais) prouvent que même en trio ils savent mettre de l’importance sur scène.  COC fait mouche, le public est en complète symbiose, chaque morceau enfonce un peu plus le clou, on tient ici une belle prestation.

Immolation

Il fait tout noir comme le disais si bien Pierre quand arrive sur scène Immolation avec leur son death met’ qui va parfaitement épouser la fraîcheur qui vient de s’abattre sur le site du festival.  Un son lourd est engagé par le groupe et dans le public cela se lâche encore plus niveau pogos et consorts.

KMFDM

L’ectro-indus résonne dans la plaine du Motocultor, la voix perçante de Lucia Cifarelli vient réveiller les quelques endormies ici et là dans le festival qui viendront vite se trémousser au rythme électronique de KMFDM.  William Wilson viendra sur scène lors de Anarchy qui donnera une puissance monstre au son electro du groupe. Les anciens morceaux sont légion au plus grand plaisir des fans, quelques nouvelles pistes se font entendre et découvrir. L’heure de passage fut judicieuse donnant à KMFDM l’essence pour renflammée la soirée.

Arkona

Place au pagan, l’heure de la ripaille a sonné avec Arkona qui arrive sur scène tambour battant avec une Masha en grande forme vocale. Le set regroupe les morceaux de Goi Rode Goi , Slovo. Le choix des morceaux est bien adapté peu de temps mort en évitant aussi la casse du rythme avec la balade Zakliatie en milieu de set ; pour ensuite vite entendre Yarilo ; pour finir comme le scandera Masha sur un chant festif avec Stenka Ns Stenku.

Trepalium

Dernière groupe de cette folle journée, les poitevins arrivent gonflé à bloc sur scène, l’ambiance est identique que lors de leur passage à Clisson cette année, un public en masse scande le nom de Trepalium. La signature auditive des poitevins se fait entendre avec ce groovy-death-jazzy dont le groupe en connaît toutes les subtilités. Un set propre de bout en bout avec la présence de Yann (Klone) « Le clown » lors de Sick Boogie Murder qui fut tout bonnement excellent, le seul regret l’absence du cover de Pantera avec I’M Broken qui ne fut pas présent à la grande tristesse d’une bonne partie du public (mais à mon avis ce morceau sera présent lors de la tournée qui début en octobre prochain).


Direwolves

Rien de tel que pour se mettre en jambes qu’un peu de met’core avec les frenchies de Direwolves. Malgré un manque de composition (les morceaux se ressemblent plus ou moins) le groupe aura déclenché les premiers moshs dans le public. Le groupe se donne à fond mais il manquait un petit truc en plus afin que cela explose comme il se doit sur scène.

Sublime Cadaveric Decomposition

SCD ou Sublime Cadaveric Decomposition déboule sur scène à grand coup de blast et de riffs tonitruants, le groupe appui le tout sur une lourde basse, à côtes les canons de Navarone sont des enfants de chœurs.  SCD a joué avec brio que l’on n’a nullement vu le temps passer avec eux sur scène, certains s’exclamant déjà de la fin du set trop tôt.

Peter Pan Speed Rock

Intro 100% redneck qui résonne dans les façades de la scène pour l’entrée de Peter Pan Speed Rock dont le groupe porte haut les couleurs du son qu’il joue, les amateurs de speed rock en prennent pour leurs grades.  Saturation de guitares et voix percutante d’agressivité sont les points clefs du groupe.  Il ne manque que des hot rod et des pinups pour se plonger dans un son bien pêchu qui malgré tout coupera le public en deux (les fans/curieux et les fans du stand bière).

No Return

Avec No Return le programme sera pour le public un mélange de walls of death et de circle pit et bien entendu celui-ci ne se fera pas désirer pour les exécuter un à un. No Return ou l’art de mixer la bonne humeur (nombreuse interaction avec le public de la part du chanteur) et la violence des chants et de la musique.

Blockheads

Le groupe qui aura eut la plus grande setlist avec pas moins de 23 morceaux, bon faut avouer aussi qu’avec des chansons titillant les 2 minutes chacune, Blockheads ne pouvait pas faire mieux qu’un top 20. Un son grind des plus énergiques ou l’on frôle par moment le fucking punk spirit. Quand on voit le chanteur se balancer dans le public, le gratteux se roulant par terre à en faire palier un épileptique, on est à même de se poser des questions sur le style du groupe.

The Adolescents

Ah le punk, The Adolescents un groupe qui a toujours un large public à son plus grand bonheur. Que dire aussi quand le groupe annonce aux photographes qu’ils peuvent rester tout le show, qu’eux s’en foutent de se voir tout transpirant, qu’ils sont les bienvenues à rester s’ils veulent ; un groupe qui a dans la poche les photographes présent. The Adolescents qui n’a désormais plus que le long quoi que le groupe reste toujours aussi teenagers dans leurs têtes n’arrivera pas à conserver tout le public au devant de la scène, les puristes eux resteront, les autres seront en ravitaillement bière.

Warmachine

Warmachine joue plutôt que prévu car les p’tits gars de Noctem sont bloqués sur la route. Place donc à un son rock ou l’on percevra une belle influence de Motorhead au fil des morceaux. Le son est gras, il convient parfaitement avec cette fin d’après-midi ou la bière coule à flot et les odeurs de viandes et frites grasses se fait sentir.

Crowbar

La bande à Kirk Windstein arrive sur scène sous la clameur du public. Crowbar c’est du lourd massif un son oscillant entre stoner, sludge avec des moments doomesque, la puissance vocale de Kirk faisant le reste.  Le public est en transe au fil des morceaux. Comme l’aura dit un spectateur Crowbar c’est de l’or en barre (pas à dire c’est beau la poésie du metalleux).  Chaque morceau apporte un peu plus de force, labourant les oreilles et la terre du festival, le groupe aura retourné le public et le sol sous leurs pieds ce soir.

Noctem

Après leurs déboires de circulation, voilà une horde de gens tout maquillé avec du faux sang en prime qui se pointe sur scène, Noctem est là. Du black metal encore en pleine journée, décidément le black metal ne se joue plus de nuit.  Des riffs bien placés qui en font oublier les quelques soucis de micro qu’aura rencontré Beleth (décidément entre embouteillage et soucis de micro, ce n’était pas la journée pour le groupe). Le public aura été conquit malgré tout par le set engagé de Noctem qui partira sous les acclamations de celui-ci.

Napalm Death

Shane Embury ne sera pas présent sur scène ce soir, le bassiste ayant été à nouveau hospitalisé (soucis de santé récurrent). Barney est quand à lui posséder sur scène. Ian Curtis faisait des épilepsies, Barney lui en proche. Napalm Death est donc au Motocultor, dégueulant des décibels à en faire défriser un rasta. Le public ne se trompe pas, pogos, slams sont présents au fil des morceaux qui scandera le nom du groupe durant tout le set. Napalm Death est une valeur sur et il l’a prouvé ce soir à Theix.

Municipal Waste

Bon qui dit Municipal Waste dit bonne tranche de rire le tout dans un trash qui tache. Des planches de morey lors des slams, la Denrée qui en aura perdu son costume et aura finit avec son pitou à l’air (voir sa page Facebook) voilà de quoi était fait l’ambiance côté public. Côté scène, la voix est parfaitement maîtrisé par un Tony Foresta au plus grand de sa forme.  Le son trash est cinglant avec toujours cet esprit espiègle qui règne, Municipale Waste cela se vit et ce soir ils ont fait vivre tout les festivaliers.

Dark Tranquility

Mikael Stanne est en très grosse forme ce soir, Dark Tranquillity revient sur le devant de la scène avec toujours cette sublime atmosphère que dégage le groupe. Un backdrop ou une animation se fera visible sur certains morceaux enfoncent un peu plus le clou. Le death melodique que joue Dark Tranquillity est atmosphérique au possible. Le seul bémol aura été les soucis de clavier trop étouffer sur certains morceaux par les autres instruments.  Un énorme set qui fut joué ce soir à Theix au plus grand plaisir des festivaliers.

Your Demise

Autour maintenant au son hardcore/punk de Your Demise d’enflammer le Motocultor. Comme d’habitude avec le groupe, cela saute à tout va sur scène, Your Demise doit être un cousin germain au Marsupilami pour bondir comme cela.  Un groupe particulier, il faut aimer le hardcore avec des compositions très identiques au fil des morceaux. Your Demise aura ravi les fans de la première heure, une découverte pour d’autres et pour les autres ce fut la buvette.

Coroner

Le groupe revient sur les scènes depuis sa reformation en 2011, qu’il est bon de revoir et entendre le son si particulier de Coroner. Une intro qui est semble-t-il une conversation d’entre une mère et son fils au moment du crash du 11/09 le ton est donné. Ambiance lente, mélodique limite sombre (les Suisses sont aussi dark qu’un car de suédois). Ron se prendra à mainte reprise de dialoguer en français avec le public et une constatation est faite de voir une multitude de caméras « GoPro » accroché un peu partout sur scène. Autre constat est que désormais sur scène se trouve un clavier. Vetterli est fidèle à lui même, cheveux masquant son visage et exécutant avec magie des riffs plus toniques les uns que les autres.

Septicflesh

Dernier groupe de la journée avec les non moindre Septicflesh. Petit constat amer, l’absence du superbe décor et du pied de micro de Seth. L’intro et la setlist n’a pas changé depuis la sortie de The Great Mass. Les samples sont légions et dignement orchestré par un Seth toujours autant charismatique. Côté public, les slams se font en masse, le groupe est percutant, leurs morceaux sont calés au millimètre prêt. Les grecs auront fait un bon set sans hélas faire un rappel malgré la demande des festivaliers.


Impureza

La journée débute avec un death flamenco des plus tonique, la bande orléannaise d’Impureza pose sa marque musicale devant un public déjà bien présent et qui oscille au rythme de sonorité  hispanisante. Impureza tel un charmeur de serpent aura conquit les festivaliers déjà debout.

Oil Carter

Le gras c’est la vie, Oil Carter va le prouver avec un set ou le stoner sera omnis présent.  Un lourd résonne dans la plaine du Motocultor, les festivaliers présents ne se trompent pas, c’est une forêt de headbang qui se fait visible. Oil Carter est efficace, chaque coup de batterie coupler à un chant plein de hargne est fait une excellente découverte de ce dimanche.

Collision

Gruinkkkkk Gruinkkkk le grindcore arrive de fort bonne heure en ce dimanche ensoleillé mais hélas et ce malgré une pinte dans le gosier, on se rend vite compte que chaque morceau est musicalement identique au fil du temps qui malgré deux chanteurs ne transcendera pas.

Inhume

Bis repetita Gruinkkkkk Gruinkkkk Gruinkkkkk Gruinkkkk sera encore légion avec Inhume qui doit avoir le même parolier que Collision car les morceaux se ressemblent eux aussi. Cela tourne en rond. Si Collision avait réussit à faire un set vivant de part le groupe, avec Inhume on « s’endort ». Le double grind aura un peu anesthésié l’ambiance ou l’heure de la sieste est sacro-sainte, Inhume n’aura pas fait mouche.  Next …

ADX

Le seul groupe qui aura mit le feu sur scène avec des effets pyrotechniques et on le doit à ADX.  Un speed metal qui fait bon à entendre, le groupe allant au contact avec le public celui-ci lui rendant fortement bien, les hornes s’échangent entre les morceaux conversations avec les festivaliers. C’est bon enfant, un son de qualité, un soleil tapant fort, une bière se vidant à vive allure, tout est au rendez-vous pour passer un bon moment. Au moment de quitter la scène, ADX sera clamé en chœur par tout le public présent, c’est gagnant pour le groupe.

As They Burn

Le groupe qui a remplacé Exit Ten, la team de Paris d’As They Burn est chaud comme la braise, a en voir le public lui aussi et il le prouvera en effectuant des circles pits, des moshs et des walls of death durant tout le set. Le groupe effectue un set overburné au possible malgré des petits soucis d’instruments sur le premier morceau celui-ci sera vite oublier. Se prendre une grosse claque avec As They Burn : done.

Audrey Horne

Voilà un groupe qui a bon gout en optant pour intro le générique du Muppet Show, Audrey Horne avait laissé un excellent souvenir lors de leur live au Hellfest 2011 et ce bon souvenir sera de mise également ce jour au MotocultorToschie joue le jeux avec les photographes, celui-ci ira même dans le pit pour aller saluer le public. Le groupe offre un son dynamique, mélodique au possible, Audrey Horne cela donne la patate en live moins en cd, ce groupe est fait pour être écouter sur scène.  Un set qui aura fait un grand bien, donnant du pep’s pour la suite.

Pervert Asshole

Les trous du cul pervert en voilà un nom de groupe, manquerait plus qu’ils offrent des bonbons et proposez de les rejoindre dans une BX pour finir la soirée. Le groupe dépose un décor avec des têtes sur des panneaux, un squelette sanguinolent accroché sur le micro. Pervert Asshole c’est un groupe qui aime le gore et l’extravagance.  Beaucoup de samples de voix féminines se font entendre (cris lors de coït), même si les morceaux se ressemble un peu (musicalement), on aime cette ambiance que dégage le groupe, les festivaliers ne se trompent, c’est bon enfant, comme quoi lier le cul au metal cela fonctionne.

Beatallica

Prendre une pincée de The Beatles et un soupçon de Metallica, placez le tout dans un shaker et   Beatallica en sortira. Les américains sont venus présenter ou redécouvrir leur esprit musical ou tantôt une musique des Mets se fera entendre avec des paroles des 4 de Liverpool. La difficulté fut de reconnaître ce mix de morceaux, c’était plus proche d’une soupe auditive à la sauce blindtest. L’idée est bonne mais hélas sans accroche, The Four Horsemen transpose mieux ces covers (nb : se référer à l’édition 2011 du festival).

Myrath

Elyes qui est habituellement ne sera pas présent ce soir sur scène avec Myrath, il fut rester bloquer suite à des petits soucis d’ordre administratif. L’orient metal qu’offre le groupe est planant, l’heure en plus à laquelle joue le groupe donne un cachet supplémentaire. On est totalement bercé par le set qui est balancé, Zaher développe une puissance vocale qui accroche. Les parties samples sont présentes malgré un petit bug, on voit qu’Elyes manquait sur le coup, Myrath aura conquit le public du Motocultor en s’octroyant le luxe de faire un rappel.

Krisiun

Aucune concession ne sera faite, ici cela explose, cela ventile au quatre coin du festival avec le son death met’ de Krisiun. Blasts à tout va, voix pleine de rage développe une armée de headbang dans le public, des nuques vont encore être détruite. Le gros bémol malgré ce panzer sonore est que le son trop fort viendra tuer sur certains morceaux les guitares qui seront à la limite de l’audition.  Le sondier a du devenir sourd au début du concert pour en perdre son réglage par la suite, ce petit bug entachera la prestation du groupe, c’est dommage.

Nightmare

Prestation carré qu’offre Nightmare, un poil trop même, ou le mécanisme avec le public prend sa place au lieu de la spontanéité. Le groupe sort un beau set, ou l’on pourra entendre la puissance du chant d’Amore. Le public accroche, une communion se fait avec le groupe, mais il y a un petit je ne sais quoi qu’il manque pour réellement se prendre un coup de pied au cul.

Behemoth

Après un excellent passage cette année à Clisson, la bande à Nergal font un petit stop à Theix pour venir offrir un set des plus corrosifs qu’il soit, Behemoth est en forme et il le prouve bel et bien. Nergal est plus combatif que jamais, tirurant sa hache avec force et d’une voix puissante son flow de chant guerrier. Le public ne s’y trompe pas, en scandant le nom du charismatique leader polonais, c’est un grand Behemoth qui est présent ce soir là. Allez le seul regret que l’on pourrait avoir serait de se demander mais ou est donc l’excellent pied de micro que le groupe a habituellement sur scène et ou son les effets pyrotechniques que diable !!!

Textures

Attention, Textures joue du Texture, ambiance atmosphérique, une maîtrise de main de maître musicalement parlant. Le prog est bien ancré, le groupe transpose son univers au-dessus de Theix. Les lumières avec une bonne dominance de bleu viennent compléter cet univers planant. On se prend à se poser et à se laisser bercer par cette maestria de composition cousue sans fil blanc. On se prend une grosse claque en voyant Textures.

Immortal

Ah la marche du crabe, Immortal en est passé maître et c’est à eux que viendra le privilège de clôturer ces 3 jours de chaudes musiques. Le public est au rendez-vous, maquillage et autres signes de reconnaissance en hommage à Immortal étaient légion ce soir. Le trio peinturlurer reste fidèle à lui avec des blasts puissant (limite trop fort ce soir), des petits pas de crabe comme nulle autre ne sachant le faire, la voix si particulière d’Abbath fera ressortir d’outre tombe voir de caverne les plus black metal qui sommeil en chacun de nous. Chaque morceau est digne d’un tremblement de terre qui a eut lieu dans le public avec ces pogos et slams incessants.

L’affiche fut belle, le temps fut chaud, la bière coula à flot, l’édition 2012 fut un franc succès avec quelques couacs dont cette formidable sécurité qui n’a toujours pas comprit l’usage d’une fosse pour recueillir les slammers et non les rejeter comme des sacs de ciments dans le public (carton rouge cette année encore). L’édition 2013 pointe déjà son nez, sur un nouveau site, un festival grandissant d’année en année. See you next year avec une affiche encore plus motocultorienne au possible. Un grand merci à toute la team du Motocultor (des bénévoles en passant par la direction).

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