Hellfest OpenAir Festival 2012

Slash @ Hellfest 2012

Nouvelle édition, nouveau site, des nouvelles scènes (passant de 4 à 6 stages désormais), le Hellfest 2012 prend donc une nouvelle ampleur en devenant bel et bien le dôme du festival metal en France. Un site plus grand, avec une zone boisée ou des trolls pourraient fortement s’y plaire. Le monde est au rendez-vous dès le jeudi une file d’attente s’amasse devant les accès pour récupérer pass festival et pass camping, c’est donc bon signe côté festivalier, celui-ci a répondu en nombre.

Par contre, c’est le temps qui lui va s’amuser durant tout le week-end offrant pluie et donc de la boue (mais moins pire qu’en 2007), venteux et ensoleillé de quoi attraper coup de soleil et ensuite une belle crève.  L’ambiance est bonne enfant que cela soit dans le paisible village de Clisson et au MetalCorner le houblon coule à flot ou des concours de « je montre mes fesses » se fera voir une grande partie de la nuit. La nuit va être courte pour certains avant de débuter les hostilités musicales.


Vendredi 15 Juin

Betraying The Martyrs

Démarrage en trombe avec un son Met’core made in France. BTM avec son charismatique Aaron met dès 10h30 tout le monde en forme. Voix puissante, rythmique ambitieuse.  Le public ne s’y trompe pas en envoyant déjà le premier wall of death de la journée, voilà qui met en jambe. Le changement de batteur avec désormais Mark Mironov qui est parfaitement intégré le groupe depuis le départ d’Antoine. BTM est le groupe qui monte qui monte … Un set assez court mais au final toujours aussi percutant.

Trepalium

Le temps d’arriver sous l’Altar pour assister au live des poitevins de Trepalium qui vont balancer un son death groovy qui va emporter le public dans une dimension parallèle de sonorité qui va envouter les festivaliers présents. Trepalium offre un bon set et sous l’Altar le son qu’il joue offre une dimension adéquate. Une chose seule à dire : vivement la tournée.

Street Dogs

Un son street punk celte en provenance de la belle ville de Boston là ou Mike McColgan officia aussi avec les Dropkicks. Le groupe balance un son rageur de punk avec une pincée de oï tout en conservant des sonorités celtes ce qui donne au final une grande dose d’énergie. Mike descendra de la scène pour faire un slam dans le public. Street Dogs ne donne qu’une chose envie de descendre des futs de bières tout en pogotant comme des petits fous.

The Bronx

On reste dans une lignée de punk rock avec les californiens de The Bronx. Le son est dévastateur, c’est du fuckin’ destroy punk dans une digne lignée des Misfits. Un son speed qui accroche les boyaux, une voix qui oscille parfois dans des aigues le tout débordant d’énergie sauvage est balancé sur scène. The Bronx nous joue du Bronx pour le plus grand plaisir de tous.

Heaven Shall Burn

Welcome to the sound of Met’core of Germany avec Heaven Shall Burn on se prend un énorme coup de pied au cul. Le son est brutal à souhait le tout englober dans des salves de riffs des plus toniques les uns que les autres. Ici pas de pitier, HSB déverse une puissance fort aboutie.  Leur vision de la politique, de la vie se fait extrêmement ressentir au fil des morceaux, on se prend l’ICE (la version allemande du TGV) en pleine gueule pour notre plus grand plaisir.

Turbonegro

Une armée de Turbojugend se masse devant la MainStage 2 et pour une grande raison Turbonegro est présent. Les Norvégiens reviennent sur le devant de la scène après le départ de Hank Von Helvete. C’est une explosion des plus colorés qui va être jouer, un son limite deathpunk est joué. L’humour sale et grinçant est toujours omniprésent sur scène au plus grand plaisir de toutes et tous. Turbonegro joue du Turbonegro avec tout ce qu’il entoure, la provocation et allusion sexuelle sont toujours là. Public en liesse, qui se défoule et se marre. Un excellent moment et une joie de revoir ce groupe sur scène.

Lynyrd Skynyrd

Le son southern rock est mit à l’honneur avec Lynyrd Skynyrd.  Le groupe légendaire à l’histoire plus que mouvementer est présent en terre de Clisson pour le plaisir des plus grands puristes du son rock à tendance sudiste. 1h30 de show avec un pseudo rappel qui aura pour final Free Bird (sa version longue de 8″59). Certes le groupe n’aura pas fait un show grandiose, il aura ravit les plus puristes du genre. Un moment de son plus calme en ce début de soirée.

Dropkick Murphys

On va chercher un farfadet avec son pot d’or, on met son beau costume vert avec le trèfle accroché dessus, on se ravitaille en Guinness et on acclame haut et fort le gang de Boston : Dropkick Murphys. Leur street punk celtique est toujours autant excellent. L’intro débute avec The Foggy Dew (de Sinead O’Connor) et juste après  le banjo vient réveiller les esprits pour entonner The State Of Massachusetts. Les Drop’ balance leur son qui donne envie de danser tout en soulevant nos pintes. Pas de temps mort entre les morceaux, les titres des plus vieux au plus récent sont tous joués.  Des morceaux plus rageurs se font la part belle avec le non moins Citizien C.I.A. qui est ultra court mais qui balance un beau pogo. Un clin d’œil sera fait en reprenant T.N.T. d’un plus bel effet. Le groupe quittera la scène pour vite revenir pour l’ultime rappel I’m Shipping Up To Boston qui va clôturer ce set d’une heure montre en main. Les gars de Boston auront prouver une fois encore qu’ils sont comme les Pogues une référence en la matière de celtic street punk.


Samedi 16 Juin

Koritni

Pour avoir vue ce groupe en condition scène club qui m’avait laissé un bon souvenir, un bonheur donc de revoir les australiens foulés la Mainstage 1 pour balancer un set de hard rock avec des tendances blues par moment. Koritni ne va pas bousculer le monde avec des textes impactant, non ici c’est juste un pure fuckin’ rock qui suinte la joie de vivre et cela se laisse percevoir sur le visage du groupe.

Exodus

A peine les premiers riffs lancer que déjà dans le public les circle pit se forment (Hellfest 2010 revival) Rob Dukes exclamera même un FUCK en voyant déjà cette horde de festivaliers se déchainer comme des malades. Il faut avouer que les ambassadeurs du trash metal made in San Francisco savent déclencher les tremblements de terre. Toujours autant de hargne dans la voix de Rob, le son est plus violent, plus trash.  Moins d’une heure de set, mais diantre juste ce qu’il en faut pour reprendre son souffle, des tornades de circle pit et wall of death ont fait surface sur Exodus.  Voilà qui met en jambe pour le reste de la fin de journée.

Machine Head

7ème album que sort Machine Head (Unto The Locust) qui revient refouler les terres de Clisson. Un des combo des plus populaires nous revient ici avec un trash metal des plus aboutis techniquement. La bande à Rob Flynn vont dès I Am Hell mettre le feux au poudre en déclenchant des ordres de slams qui ne cessera que sur Davidian.  Chaque morceau est un véritable déluge de riffs en puissance charger des growls habituels de Flynn. Monstrueux fut le set qui en fera oublier qu’après il y avait un certain Axl Rose qui devait jouer….


Dimanche 17 Juin

All Shall Perish

Un petit Deathcore pour se mettre en jambe ce dimanche avant une très grosse journée ou le ‘core sera à l’honneur une bonne partie de la journée.

All Shall Perish va débouler sur scène avec une sonorité ou death et grind se mix à la perfection. Etrangement le dernier album (This Is Where It Ends) sera moins mit à l’honneur mais les morceaux comme Wage Slaves qui lancera les hostilités mettre tout le monde d’accord en déclenchant des mosh dans la foule. Royalty Into Exile qui est du dernier opus prouvera se beau mixe de grind et de death. Une nouvelle génération se montre avec All Shall Perish.

August Burns Red

On continue dans la lancer avec August Burns Red qui va sortir un set ou le death et le met’core sera omni présent. Leur son est toujours autant technique avec cette agressivité si particulière dégageant une incroyable énergie.

Walls Of Jericho

Bon une chose est claire et net Candace Kucsulain a encore prit de la masse musculaire et des nouveaux tatouages. On est reparti comme en 2010, la guerre est déclarée dans la fosse, circle pit, wall of death tout y passe. WOJ est une véritable furie de met’core hardcore a en rendre la musique d’Axl Rose pour de la musique classique. All Hail The Dead est toujours aussi percutant en live, Candace toujours pleine de hargne dans son flow, pas une minute de répit, le tonnerre est au-dessus du MainStage 2. Sur The Americain Dream le public explose encore plus (enfin pour ceux qui ont encore de l’énergie), les slams ne sont que légion. 2012 à surclasser le show d’il y a 2 ans, Walls Of Jericho a fait le ménage dans la fosse.

Hatebreed

Adriennnnnnnneeeee l’intro de Rocky résonne pour faire monter sur scène Hatebreed, cela annonce clairement le combat qui va être joué ici. Cela ne rate nullement, Jasta est survolté sur scène venant à chaque extrémité des ponts du MainStage 1. Le son est à grosse tendance hardcore comme sait le jouer le groupe avec toujours cette pincée de passages vocaux à semi-raper. Before Dishonor va replonger dans les années 97 avec ces riffs urbains et bien lourd que le groupe exploitait pleinement à l’époque de Satisfaction Is The Death Of Desire et d’Under The Knife. Le groupe de West Haven va achever tout ceux et celles qui étaient encore debout après Walls Of Jericho, la encore des tonnes de slams vont venir se répandre au pied de la scène. Hatebreed met un gros coup d’accélérateur pour clôturer leur set avec un Destroy Everything des plus reprit par le public.

Trivium

Trivium revient en France et apporte en même temps un somptueux album In Waves. Beaucoup de monde présent devant le MainStage pour écouter la bande à Heafy. Quoi de mieux pour débuter le set que In Waves qui nous entraine dans le monde de Trivium, une musique qui sort des classiques carcans du trash metal, on se prend une énorme claque en live. Trivium plonge entre son trash et le met’core qu’il sait parfaitement mettre en jeux. Sur The Deceived on fait un come back en 2005 et on se reprend une énorme claque. Le public ne se trompe pas là encore, slams sur slams qui est engendré par la fosse, Trivium a redonné de l’énergie au public, on ressort encore plus frais et gonfler à bloc.

Slash

Tiens hier il y avait Axl qui jouait mais il est tombé et en a perdu son beau chapeau… Pas grave car une en 1h de set Slash feat. Myles Kennedy aura enterrer le set du gars qui ne tient pas sur ses jambes lors de Sweet Child O’ Mine. Well Well, Slash aura fait une énorme prestation, le son est toujours aussi classieux et la voix de Myles comment dire …  bah elle colle à la perfection, les morceaux de Apocalyptic Love, Slash seront jouer pour le plus grand plaisir du public présent malgré la pluie qui a fait son apparition. Aucune fausse note, un set qui roule à merveille, le combo Kennedy/Slash fait des merveilles.

Lamb Of God

C’est sous la pluie que le groupe va venir jouer et clôturer par la même occasion l’édition 2012 du Hellfest. Desolation qui est issu du dernier album Resolution sera le morceau démarrant ce set, les sonorités sont plus Met’core que jamais. Les riffs sont tranchants à souhait, un groove de plus bourrins au possible le tout accentuer par la voix de Randy qui est des plus bourrues.  Les morceaux phares tel que Hourglass ou Redneck seront interprétés pour les plus téméraires qui seront resté bravant la pluie. Lamb Of God prouve qu’ils sont de retour avec un son toujours aussi lourd et percutant.

L’édition 2012 est à peine finit qu’une seule chose vient en tête, vivement 2013 pour remettre cela avec déjà d’écrit en grosse lettre rouge dans l’agenda les dates du 21 au 23 juin. See you in hell next year.

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