Everlast – Songs Of The Ungrateful Living

Everlast – Songs Of The Ungrateful Living

La sortie d’un album d’Erik Schrody alias Everlast est toujours annonciateur de plaisir et d’énergie fédératrice. Après la reformation de House Of Pain, le pilier de la scène white trash nous offre un septième album solo. Comme toujours Everlast nous fait un crossover blues, folk et hip-hop, dans la même veine instrumentale que les précédents opus.  Sa voix éraillée règne totalement au long des quinze titres proposés en compagnie d’une guitare folk bien représentée.

Attention ici,  il n’y a plus de mode « redneck », Schrody a vieillit et sa barbe grisonnante  transfigure bien son côté quadra, l’âge de la maturité et d’un excellent cru… L’artiste conserve sa touche accrocheuse et nous démontre qu’il est, à l’heure actuelle, le chef de file de ce genre de production.  L’album démarre sur Long At All, un titre assez doux à l’accent country, à la limite d’une  balade telles que Sixty-Five Roses ou A Change Is Gonna Come. Everlast nous distille un breuvage contrecarré par quelques éléments synthétiques sur Gone For Good ou encore My House.  Le morceau I Get By est tout simplement excellent, une savant mélange de diverses influences musicales, afin de nous proposer un titre bien adapté à la société américaine (chômage, famille, crise, gouvernement). Outre sa voix éraillée, la rythmique bien en place se cale instinctivement dans mes oreilles comme un greffon fructueux, le flow est excellent tout le long des quinze plages. Avec Moneymaker, grand retour à la source, avec une emballée hip-hop comme il le faisait si bien surForever Everlasting ou White Trash Beautiful. On sent parfaitement bien que la tournée avec House Of Pain lui a redonné un énorme coup de fouet.

Chassez le naturel, il revient au galop, la preuve avec ce dernier album où l’on retrouve des arrangements de banjo comme à l’époque de l’excellent Whitey Ford Sings The BluesLittle Miss America  et Even God Don’t Know nous le démontre sans mal. Au final Everlast nous offre un skeud bien fournit,  où le maître des lieux  sait parfaitement bien infuser ce qui fonctionne, en oubliant quelque peu l’innovation, ce qui fait de cet effort un indispensable pour compléter votre collection dans le style. Vous n’aurez aucun répit en l’écoutant, Schrody a fait de Songs Of The Ungrateful Livingun ouvrage homogène et très bien dosé.

Tracklist

01 – Long At All
02 – Gone For Good
03 – I Get By
04 – Little Miss America
05 – My House
06 – Long Time
07 – Friday The 13th
08 – The Crown
09 – Sixty-Five Roses
10 – Moneymaker
11 – The Rain
12 – Some Of Us Pray
13 – I’ll Be There For You
14 – Even God Don’t Know
15 – A Change Is Gonna Come

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