Caravan Palace – Panic

Caravan Palace – Panic

Caravan Palace débarque en ce début mars avec leur nouvel opus Panic. Quatorze titres au programme, et c’est avec beaucoup de curiosité que j’insère la galette dans ma platine.

Les ambiances s’étalent parfaitement bien dans un univers électro-swing aux saveurs gouleyante et jazz manouche, canalisées par l’ombre du grand Django. Les morceaux fourmillent toujours autant d’innombrables influences où clarinettes, guitares et contrebasse se retrouvent pêle-mêle, dans un but unique : nous faire swinger !

La voix de Colotis se fait tout en puissance au fil des morceaux, jouant de ses cordes vocales avec une facilité déconcertante, la modulant en fonction des chansons, c’est simplement magnifique comme sur Queens

Caravan Palace est un véritable acrobate en équilibre avec une richesse d’interprétation accentuée sur l’ensemble.

Revenons à Queens, morceau d’ouverture en down tempo, et joué avec une partie guitare un peu plus lourde à la limite d’un lazy beat. La voix de Colotis résonne comme en écho, donnant une ambiance planante voire stratosphérique.

Avec Maniac, on se retrouve plongé dans les années folles, le tout saupoudré de synthés pétillants et accompagnés d’une voix traînante qui distille un véritable mélange musical des plus agréables.

Changement de style avec The Dirty Side Of The Street où le son crade se lie en toute intimité à un rythme frénétique; un piano aux notes moqueuses qui contrebalanceavec la voix mordante qui plane légèrement en retrait. 

Clash s’annonce comme le single promotionnel de l’album. On tombe sur un mix des plus surprenant; le rock vient percuter l’électro-swing avec des voix hachées tout le long. Un morceau qui change du tout au tout avec un combo offrant ici un swing-rock-électro des plus pêchu. Le clash entre le précédent album et Panic est particulièrement perceptible sur ce titre.

Caravan Palace nous offre un véritable feu d’artifice sonore. Une recherche à la limite de l’expérimental, les musiciens s’amusent, triturent, bidouillent les sonorités pour en tirer un véritable bouquet acoustique des plus abouti.

Un ouvrage mature qui ne laisse pas de marbre les auditeurs expérimentés. On note aussi que l’artwork mélange deux clins d’œil avec ce robot en haut de la tour Eiffel (remix d’un King Kong sur l’Empire State Bulding) et des soucoupes volantes qui nous font instinctivement penser à la Guerre des Mondes d’H.G. Wells.

Une excellent surprise, qui annonce un produit de qualité et haut de gamme.

Tracklist

01 – Queens
02 – Maniac
03 – The Dirty Side Of The Street
04 – 12 Juin 3049
05 – Rock It For Me
06 – Clash
07 – Newbop
08 – Glory Of Nelly
09 – Dramophone
10 – Cotton Heads
11 – Panic
12 – Pirates
13 – Beatophone
14 – Sydney

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